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Parochieregister Mechelen Bovelingen

MARLINNE et   KWAADMECHELEN.
Marlinne, on disait aussi anciennement Marlyns et en flamand Mechelen, est un petit village situé dans le canton et le doyenné de Looz, dans la province de Limbourg, arrondissement de Tongres.
Situé dans un fond assez marécageux, ou les sources d’eau fourmillent, les chemins en étaient généralement très mauvais jusqu’à l’époque récent ou le généreux Seigneur de l’endroit, le comte François de Borchgrave d’Altena de Spoelberch déploya toute son énergie et son activité à remédier à ce triste état des choses au point qu’aujourd’hui de magnifiques routes empierrés sillonnent le village de toutes parts.
Les dénominations de Marlines et de Mechelen, deux noms pour désigner le même endroit, s’expliquent difficilement. Les uns prétendent que Marlinne lui vient du terreau même qui se trouvait dans le village, une vrai ligne de marne qui commence dans le centre de l’endroit et se termine vers Gelinden. Les cultivateurs cherchaient cette marne  pour le répandre comme un engrais sur leurs terres à labourer et désignant la localité, ils disaient : allons à la ligne de marne, allons à Marlinne. D’autres prétendent que Marlinne est une corruption de language de Mechelen ou Machelen.. Le voisinage d’Oleye, village wallon, et la proximité de Waremme dont les habitants furent de tous temps en relations d’affaires avec ceux de Marlinne peuvent y avoir donneé occasion.
Quant à la dénomination flamande, son origine comme on l’explique, est tout aussi curieuse. On disait d’après les anciens régistres qui le constatent, tantôt Mechelen, tantöt Machelen. Plustard on disait Koumachelen, Kwaadmechelen. Tout cela semble dériver de Koornmechelen, c’est à dire : Mechelen situé dans la Hesbaye ou le seigle fleuri en abondance, mais par suite du patois local,, Koornmechelen serait devenu Koônmechelen, Koomechelen et même Koemechelen et Kwaadmechelen. Quoi-q’il en soit, on ne possède aucune donnée certaine sur cette double dénomination qui s’emploie aujourd’hui indiférament pour désigner le même endroit. Constatons seulement que dans des anciens actes et mortuaires il en était de même.
La superficie du village est d’environs 434 hectares, 34 ares, 80 centiares. La distance est d’environs 2 heures et ¼ de St-Trond, 3 heures de Tongres, 1 et ¼ de Waremme.
Une ruisseau prenant sa source près du bois de Bovelingen, derrière Roclenge-Looz, traverse le village et passé par Gelinden pour se décharger dans le Herck. On l’appelle communément, le Molenbeek, sans doute parce’qu’il alimente un moulin à farine élevé dans le centre du village.
Trois sections composent la commune de Marlinne. La section A s’appelle Eghoven, hameau situé à une dizaine de minutes d’église paroissiale. La section B est le village proprement dit et donne le nom à la commune. La section C se nomme Bovelingen et donne le nom au magnifique chateau du Comte de Borchgrave d’Altena.
          Remarquons qu’il existait anciennement sous le nom de Pepingen une quatrième section du village, située entre Bovelingen et Marlinne. Cette section avait sa chapelle, entourrée de son cimetière et formait une petite paroisse Sa chapelle elle-même servait de lieu de sépulture au membre de la famille des seigneurs de Bovelingen. Voici ce que nous avons receuilli des souvenirs des anciens écrits sur Pepingen qui semble avoir été propriéte de Pépin de Landen d’ou lui est venu le nom de Pepingen ou terre de Pepin. Cette petite paroisse doit remonter très haut dans l’histoire puiqu’en 1623, la chapelle de Pepingen devenue caduque au point de ne plus offrir de sécurité aux paroissiens doit être entièrement rebâtie. La fabrique d’église de Marlinne en fit les frais. Une nouvelle cloche fut aussi placée dans la tour. Cette cloche fut fondue à Louvain le 1 septembre 1938 pour la somme de 80 florins dont 43 furent payés par la commune et 37 par la fabrique. Il faut croire que la tour de la chapelle ne fut pas construite à neuf en même temps que la chapelle puisqu’une mention porte que la tour de la chapelle fut rebâtie en 1673 et couta 200 florins. Il y avait dans cette chapelle une foundation de deux messes chantées septimassales qui étaient exonérées par le curé de Marlinne ca ril n’y avait pas de prêtre particulier chargé de desservir la paroisse de Pepingen. Une de ces messes était chantée le mardi en honneur de St-Anne et l’autre le samedi en honneur de la St-Vierge. Ces messes étaient toujours accompagnées  d’une petite instruction. Pendant l’octave célébrée en honneur de St-Anna il se faisait en outre des services chaque soir et une sollenelle procession le dimanche dans l’octave. La dotation de ces deux messes, qui sont l’usage de l’époque était fait par un grand nombre de personnes réunies était assez considérable et date des temps les plus reculés. En 1706 la chapelle menaçait ruïne et n’offrait aucune utilité au public, ca ril n’y avait plus d’habitations dans le voisinage, celles-ci ayant été acquises par le Seigneur de l’endroit, qui les démolit pour embellir sa propriété. En outre la chapelle était devenuue tellement pauvre qu’elle ne possèdait même plus les ornaments nécessaires pour la célébration des offices. Pour épargner à la fabrique d’église et aux paroissiens les frais de reconstruction, le curé Jean Thenaers, pria l’évecque de transférer les deux messes dans l’église paroissiale de Marlinne et d’autoriser la démolition de la chapelle vu que la guerre des 40 ans avait épuissé toutes les ressources et que du reste la chapelle était inutile. La demande du curé pour le transfert des deux messes  septimassales fut accordée, mais la démolition de la chapelle fut refusée par respect pour les tombes qu’elle renfermait.. Cependant, le temps, un grand démolliseur de nos édifices continuait à exercer ses ravages sur notre chapelle une des plus anciens monuments de la réligion  dans notre pays et comme tous les soins de restaurer étaient abondonnée bientôt la chapelle n’offrit plus qu’un morceau de ruines.
Ce fut alors que le noble et très chrétien comte Frans de Borchgrave d’Altena, concut la pensée de construire une nouvelle chapelle avec crypte pour la sépulture des membres de sa famille. Cette chapelle en stylegothique fut achevée en 1871. Plaçée à 50pas environ de l’ancienne à la hauteur ou se fait la jonction des trois chemin conduisant l’un vers Marlinne, l’autre vers Roclenge-Looz et le troisième vers Bouckhout, elle était destinée à servir d’oratoire aux réligieuses qui occupaient le couvent que le généreux comte fit également construire à côté de la chapelle. Ces réligieux avaient à donner les soins aux malades de l’endroit et et devaient procurer une éducation et l’instruction chrétienne aux jeunes filles de ces trois villages. La chapelle et le caveau furent solennellement bénis en 1872.
Voici le procès-verbal de cette bénédiction :

   “………

Le couvent avait déjà reçu ses réligieuses dès le 15 avril 1874. Ce furent les soeurs de Marie du couvent de Landen qui furent choisis pour ce double oeuvre de charité chrétienne. Les classes ouvrirent le 1 mai 1874. En 1884 elles furnt remplacées par les soeurs de la charité de la maison-mère de Tilbourg. Le couvent plaçé sous le patronage de St-François, don til portel e nom est une assez jolie construction moderne. Un vaste jardin légumier tout entouré de murs et planté des meileurs arbres fruitières se trouve derrière le couvent et la chapelle. L’ensemble mesure cinq verges grandes. Les soeurs en ont la pleine et libre jouissance.

Bientôt après la bénédiction du caveau on y fit le religieux transfert des restes mort des ancêtres de la famille de Borchgrave qu’on peut encore retrouver sous l’ancienne chapelle. Nous en donnons plus loin le tableau mortuaire. La vieille chapelle fut enfin démolie jusqu’à dans ses fondations en 1880. Aujourd’hui il n’y reste plus de traces et la charrue y a creusé ses sillous. De Pepingen il ne reste plus que le nom.  (sIC vere Vita cCaDIt. -   proCeps  UtI profLUIt   UMbra).


 Il nous reste cependant encore à parler de deux particularités concernant Pepingen.
 Il existait dans l’ancienne chapelle une assez grande dévotion   en l’honneur de St-Martin, le titulaire de la chapelle. De toutes parts on y accourrait en pélérinage. Le but principal de cette dévotion était d’obtenir la guérison des poules malades de la pépie. Outre une légère aumoine on y portait des plumes prise au poules atteintes de cette maladie St-Martin était aussi le titlaire de la nouvelle chapelle, cette dévotion l’y a suivi et on continuera les mêmes pélérinages. Quelle est l’origine de cette dévotion ? Serait-ce par-ce-que St-Martin a habité un certain temps la petite île GALLINARIA (île des poules) près de Gênes (Genua-Italie), y a mené une vie très austère et fait de nombreux miracles! L’on ne sait au juste. Mais comment expliquer cette autre contunie si répandue ici dans le pays de faire de grands feux à la St-Martin. Tout ce que j’ai pu receuiller à ce sujet c’est que cette fête tombe  à l’entrée de l’hiver, le 11 novembre, et quon avait l’habitude de faire à cette époque de l’année les provisions de chauffage qui consistaient particulièrement en bois et en paille, ce que l’on ne pouvait toujours faire sans allumer de petits feux à la campagne (par nécessité) pour combattre le froid parfois intense à cette saison de l’année; mais ces feux devinrent bientôt des feux de joie allumé par les enfants toujours ingenieux à chercher et à trouver en tout une occasion de s’amuser; (Si non a vora, a bone trovato).
D’autres prétendent que le Saint-Evêque en parcourant son vaste diocèse fit renverser partous les temples de faux dieux, brûler es arbres consacrés au fausses divinités et que souvent lorsqu’il offrit le Saint Sacrifice de la messe, on vit un globe de feu apparâitre au dessus de sa tête. Dans le bréviaire romain, nous lisons en effet  à l’office du Saint ces paroles :”Dinu sacramenta offeret beatus Martinus, globus igneus apparuit super caput ejus”; Or , ce serait en souvenir de tous les évenements que se service  perpétuée la coutûme d’honorer le Saint par les feux dits de St-Martin.

Une autre particularité qui se ratâche à la vieille chapelle, dédié à St-Martin, c’est la petite troupe de fantassins costumés en militaires selon  la mise du temp sou le sariet (?) fut soldat.
Leurs uniforme était le pantalon blanc, la veste verte, le chapeau orné d’un plumage. Leur arme était le fusil. Leur chef qui les dressait parfois aux manoeuvres avait seul un épée.. Cette troupe de fantassistes se montrait aux grandes fêtes et faisait des exercises devant l’église. Lorsqu’un grand personnage arrivait au chateau quelques chevaliers y montaient la garde et savaientlui présenter les armes. Cette sociéte fut dissoute peu de temps après la mort du comte Guillaume, Georges, François de Borchgrave d’Altena, qui en était le président et le pourvoyeur de fonds nécessaires aux dépenses.


Venons à la section Marline, la plus importante des trois et donnant le nom à la commune . Voyons d’abord ce qu’était Marlinne sous le rapport civil, ce qu’était ses anciens habitants et leur genre d’occupations. Nous verrons ensuite son côté réligieux. Pour l’un que pour l’autre nous nous servirons de quelques vieux papiers domestiques et de quelques ancien livres de comptablité dont les données nous servirons de guide.
Certes il ne s’agit pas de refaire l’histoire complète de notre classe rurale et de remonter aux premiers âges de notre civilation, non, ce serait là oeuvre savanté et de lonque haleine. Nos visées sont plus modestes, moins scientifiques. Seulement nous voudrions donner l’impression de ce qu’était  la vie des villageois de Marlinne il y a des siècles.


ANCIENS FAMILLES.
Penetrons dans l’habitation d’une famille de cette époque.Des documents d’un ordre intime nous permettons de pénétrer jusqu’au coeur de cette petite société, type de tous les autres.
En voici la description recomposée au moyen d’un inventaire du mobilier qui date de plus d’un siecle.
La maison avec grange, écuries, cour, jardin et dépandances est sise en lieu sans égard aux alignements qui font nos beaux villages. Toute habitation est construite en torchis. Rarement on en trouve une en pierres ou en briques. Pénétrons dans la pièce commune. Tous les membres de la famille s’y retrouvent les soir, après une journée de labeur, groupée en cercle auprès de  la vaste cheminée, avec ses grésillement joyeux, la buche du vieux perrierois mort.
Une petite lampe avec sa mêche  fumante, suspendue à une tige de fer à crémaillière au dessus de la cheminée, sert à éclairir toute la pièce. Le premier object qui frappe le regard en entrant, c’est à la place d’honneur au dessus du foyer, le vieux crucifix de cuivre entre les branches duquel la main pieuse de l’aiëul a fixé le rameau bénits des dernières Pacques fleurie. Deux chandeliers également en cuivre battu  ont poli complètement l’ornementation de la cheminée et la muraille blanchis à la chaux,  sont suspendus le très fidèle portrait de notre Seigneur et de la St-Vierge d’après St-Luc. Le centre de la pièce est entièrement occupé par l’immense table rectangulaire autour de laquelle viennent s’asseoir à l’heure du repas maitres et serviteurs. Le long des parois s’alignent dans un ordre symétrique sieges au rudes dossiers et escabeaux ou banc rustiques.
Dans un coin s’étale luisant de propreté, sur une vaste étagère grossièrement travaillée, tout le service de table en étain qui possède la famille. Dans le coin opposé on entend le tic-tac monotome et la sonnerie de l’antique horloge enprissonnée dans un haut caisson de chêne veruis. Ce sont avec l’armoire à panneaux massifs les pièces de résistance de l’ameublement plus solides que luxueuses.
Quels étaient les sentiments de cette famille ? J’étonnerait peut-être en disant qu’il m’a été donné rarement  de renconter ailleurs la même élévation d’idées , la même délicatesse de sentiments, la même sincérité d’accent que dans les manuscrits qui ont passé sous mes yeux, J’en détache à tritre d’exemple quelques fragments  Voici la manière dont le père a noté dans
Son régistre la naissance de ses enfants :
   “ Le 4 janvier 1777 Dieu nous a donné un fils, justement à 4 heures l’après-midi qui fut tenu sur les fonts le même jours par son oncle Jean, frère de ma mère, et par ma mère Elisabeth qui lui donnèrent le nom de Pierre, le nom de son grand-père et de moi aussi. Que le Seigneur nous en donne joie solitaire en ce monde afin qu’il y vienne mériter le ciel – Baptisé par le révérent curé Lieven Thijssen, curé de Marlyns, notre paroisse, un pasteur très zèle. C’était l’anteveille des Rois, un samedi, pour mémoire”

Quelle touchante formule et combien elle l’emporte par la fois et le sentiment sur nos sèches mentions modernes des régistres de l’état civil.
Cette frêle créature dont la naissance est saluée avec tant de joie, c’est la famille continuée, la prolongation du sang, du coeur et de l’âme des ancêtres. Aussi l’enfant portera t-il le même nom que son père et que son grand-père. Pierre. C’est un prénom d’aviesse (), il se transmet de génération à génération et la famille à laquelle  appartiennent ces documents, a, si haut qu’on remonte sur l’arbre généalogique paternel, compté toujours parmi ses fils un Pierre.
Vous avez pu admirer la touchante notice qui accompagne la naissance d’un enfant.
Voici la page que le mari a consacré à la mort de sa femme. La même pensée religieuse y domine. Nous donnons ici le texte flamand que nous transcrivont littéralement :

   “Onze goede Heer heeft mij als vrouwtje gegeven  Maria Catharina X. Den dag van ons huwelijk was den 16 oktober 1775 Den ongelukkigen dag van haar afsterven was den 7 september 1781. Het is een schrikkelijke slag voor mij, doch dat de naamdes Heren gezegend zij. Vijf jaren twee maanden en twee en twintig dagen hebben wij samen in vrede en geluk doorgebracht. Dat door de Barmhartigheids Gods haar ziel in vrede rustte. Zij laat mij twee kleine jongentjes over ; eenen met den name Pieter en den anderen met de name Jan, die hunne moeder nooit zullen kennen. Ik hoop vast en zeker dat al haar goede hoedanigheden en wel haar godsvrucht en haar deugzaam leven, haar den schoonen hemel zullen binnen-gebracht hebben. Doch vergeten zal ik haar niet, die dit schrijft ter harer nagedachtenis.”


Les régistres que j’ai maniés fourmillent de renseignements assez nombreux et assez précis pou servir de base à une étude économique intéressante. On pourrait à l’aide de ces données connaitre les variations de prix des principales donrées alimentaires, retablir les taux de différents salaires et déterminer la condition matérielle de l’ouvrier au dernier siècle. La journée ordinaire d’un ouvrier agricole par an est de 10 sous, celle d’une femme employée au labeur n’est que de 7 sous. Les salaires du charpentier, du maréchal ferrant sont beaucaup plus élevés : 23 sous. Ceux des manoeuvres et garcons de ferme 15 sous. Parfois le payement se fait en nature. Ainsi deux aides, Gilles et Jacques, recoivent en paiement à la fête de St-Martin 1779 : “ de vieux habits, deux blouses, deux chemises et de quoi faire un pantalon chacun.
Le gage annuel d’une servante était de 40 florins, ce qui représente un peu plus de 2 sous par jour; t remarquez qu’avec un gain si modique les serviteurs étaient heureux. Ils avaient un abri, ils étaient nouris et vêtus, ils se considéraient comme de la famille même, ils avaient le même intérêt à faire prospérer la ferme et  ils n’auraient jamais pus e faire à lidée de changer un jour de maître. Faut-il s’étonner après cela d’y trouver des domestiques comptant 40 ou 50années de service. Mais alors le cabaret, cette plaie des villages, n’existait pas comme de nos jours et ne buvait point d’alcole, mais la bonne bière flamande et le luxe n’avait pas encore  fait tourner la tête et retouner les bourses des fermiers . La vie était plus simple. Elle se passait enfamille et ainsi se conservait aussi dans leurs intégrité les moeurs et les sentiments religieux des maitres et des serviteurs.
Hygiène – Nos villageois modernes observent certes mieux que leurs devanciers les règles de l’hygène en recourant plus souvent aux avis et aux soins du médecin. Il ne faudrait pas croire que sans ce rapport le paysan de l’ancien régime  fût absolument négligant. Il soigne sa santé mais il veille surtout à la santé de son bétail. Cinq pages sous le titre de :”Curieux remèdes pour les gens et les vaches” sont consacré à combattre éventuellement le dyssenterie (den rooden loop), dont Dieu nous préserve ajoute avec frayeur l’écrivain; pour tirer la fièvre – pour aidés les vaches dans des emberas d’estomac, om den paarden te genezen van den strengel, etc, etc… Cela on guérit, conclut avec une modeste assurance l’auteur de ces formules, faite en l’épreuve, Mais ce qu’il recommande avant tout autre remède naturel, se sont les pélérinages à Saint-Amand à Heysselt, pour guérir du rhumatisme; aux trois soeurs de Brusthem, Zepperen et Rijckel pour les fièvres; à Saint-Anne de Marlinne, refuge des mères de famille, dont il faut boire l’eau à la fontaine (in de bronweide) et se laver.

Administration Communale.
Voyons maintenant comment se faisait à cette époque la gestion des affaires communals. Ily a deux ou trois cents ans, peut-être davantage, mais les documents dont je dispose ne remontent pas plus haut; Si quelqu’un de nous eût assisté dans l’église de Marlinne, à la messe paroissiale, certaines dimanches de l’année, il aurait entendu au trône le curé faire à ses parroissiens les communications suivantes : “ Wij berichten u lieden dat vandaag na het lof, op de gewone plaats der vergaderingen, de heer Maire in zijn genoemde hoedanigheid, rekening geven zal over het bestuur der gemeentezaken in tegenwoordigheid der raadsleden; Het staat vrij aan alle belanghebbenden onzer gemeente van dit verslag  te hooren lezen”.
Les vêpres terminées, la cloche annonçait les moments à l’assemblée. Elle se tenait devant la porte de l’église, sur le cimétière et parfois à l’église même en cas de mauvais temps. Groupés autour des députés, les habitants assistaient à la reddition fort détaillée du compte que leur founissait le bourgmestre et le cas échevant  soulevaient des objections en critiquant les postes non justifiés. Ce spectacle est celui qu’on pouvait voir avant 1789 dans preque tous les villages du pays. L’administration et la surveillance des intérêts communes par les assemblées générales des habitants tel est, en effet, le caractère distinctif de nos anciennes instutitions rurales. On nes e bornait pas à convoquer la communauté pour discuter le compte du syndic ou du bourgmestre. Ceux-ci aimaient à dégager leur responsablité et nous les voyons, ausstôt qu’une question présente quelque gravité, recourir à l’avis des habitants. De là l’énorme variéte et parfois la guérilité des objects soumis à la délibérations des assemblées. Le plus souvant il s’agit de recevoir les comptes, de procéder à la nominations des agents de la communauté ou de parer aux dépenses qui incombent à la commune, notaments pour les réparations de l’église et du prèsbytère, mais souvent aussi, les massants sont appelés à exprimer leurs sentiments sur tel ou tel procès que la communeauté se propose d’engager sur tel emprunt qu’elle se propose de réaliser. Ce qui frappe dans ces délibérations c’est le bon sens pratique de ces paysans ainsi que l’énergie et la ténacité avec lesquelle ils maintiennent leurs droits et pousuivent leurs intérêts.

La Mense des Pauvres.
La mense des pauvres était régie de la même façon ainsi que les comptes de la fabrique d’église. La généralité des paroissiens choississant chaque année un mambour qui faisait la recette des revenues de ces établissements. Il les répartissait entre les pauvres de concert avec le curé  pour ce qui regardait la bienfaissance – et pour l’église il se concertait avec lui et avec les autres membres députés pour l’ordonnances des achats et des revenus à capitaliser.

Guerres.
Evenements particuliers bien déplorables pour Marlinne et les environs. La seconde moitié du quinzième siècle fut une époque de véritables calamités  à cause des guerres civiles qui désolaient le pays, il est triste de constater les souffrances, les misères, les vexations auxquelles sont perpétuellement en but les malheureux habitants de Marlinne. A tout instant arrivaient des soldats. Ils se faisaient rafrâichir et quand on leur résistait ils enfoncaient les portes des maisons, pénétraient dans les caves, enlevaient le pain, le frommage, la bière, en un mot s’emparaient de tous ce qui leur tombe sous la main. Par suite des extorsions militaires, des corvées et fournitures de fourages, des contributions de toute sorte qui leur incombaient, les habitants de Marlinne étaient devenus tellements puvres qu’il ne leur fut plus possible  de payer le loyer des terres qu’ils tenaient soit de la commune, soit du bureau de bienfaissance, soit de l’église. Ils se réuniront donc tous dimanche après vêpres dans l’église et supplieront à haute voix le curé, Hugues Menten, de travailler pour leur obtenir grâce du paiement en cette malheureuse année de 1475. Le curé promit d’intervenir en leurs faveur et obtient en effet remise totale de tout ce qui était du à la commune et à l’église pour cette année.
La guerre de 40 ans, de 1672 jusqu’à 1712, réduisit de nouveau Marlinne à une extrême pauvreté. Pour satisfaire aux exations militaires, la commune établit en 1704 une contribution foncière très élevée.
Plus tard, la révolution que le Voltairianisme ou Libéralisme suscita contre Honsbrouck, prince évêque de Liège, le 18 août 1789 se propagea  rapidement dans la principauté. Le 14 mai de l’année suivante, des patriotes revolutionnaires arrivaient à Marlinne pour  y gagner des adhérents à leurs oeuvre si tristement célébré. Ils dresseront une table devant l’église et y attendirent les habitants pour recevoir leurs adhésion. Nous ignerons si quelqu’un ait voulu s’y présenter. Alors ils réquisitionneront main forte pour descendre les cloches de la tour. Un individu, de surnom Kaïke, s’offrit à eux, mais tous leurs efforts  furent impuissants et ils abondonneront l’ouvrage.
Les troupes autrichiennes nuiront fin à la révolution liègeoises et rétabliront le prince-éveque au mois de janvier 1791.
Les français envahirent une première fois en novembre 1792 et l’occuperont jusqu’au mois de mars 1793. Vaincus par les troupes impériales ils devront se replier . Ceux qui assiégeaient Maastricht en levèrent le siège et se retirent vers Tongres, ou ils furent encore attaqués par les  impériaux, puis ils prenaient leur route pour la France, pillant et ravagéant ntre contrée.
Le prince-éveque qui avait  émigré à Erfurt revint le 21 avril 1793.
Les francais revinrent une deuxieme fois et envahirent notre pays en juillet 1794. Au mois d’août  ils construisirent des batteries et contraigueront les habiants y travailler.Ceux-ci durent  en outre nourrir et loyer les soldats et fournir les fourrages aux cheveaux. Au fleaux de l’invasion de l’étranger se joignit en 1795 celui de la cherté des grains. Le setier de seigle se payait 12 florins à Marlinne. Les francais traitèrent notre Belgique en pays conquis et l’épuisèrent par leurs exactions pour la subsistance de leurs armées. C’est ainsi qu’en 1796 la commune de Marlinne dut payer sa part dans les contributions en nature qui s’elevait à 14 florins par bonnier.
L’ancienne régime politique fut aboli. Par la loi du 1 octobre 1795 la Belgique fut annexé à la France et divisée en neuf départements  parmi se trouvait celui de la Meuse-inférieure auquel Marlinne appartenait. La commission Boutteville divisa notre  département et cantons en 1796. Marlinne relevait du canton de BorgHeers ou Heers-le-chateau. Le régime français communal y fut introduit au mois de février et mars 1796, mais l’autorité supérieure nomma pour la première fois tous les membres de l’ancienne administration communale.Le seigneur de Bovelingen, comte de Borchgrave d’Altena, fut le premier président de la municipalité, mais à cause de ses absences ,souvent prolonguéés, de la commune, il avait un vice-président, un premiers échevin pour le remplacer dans ses fonctions.

Après la tentative des royalistes de renverser la République et de rétablir la royauté en septembre 1797, le gouvernement républicaire résolut dépurer les administrations publiques, mais rien ne fut changé à Marlinne. La conscripyion militaire que la loi du 5 septembre 1798 introduisit en Belgique mit le comble au contentement causé par la persécution réligieuse.
Après le coup d’état de Napoleon Bonaparte le 9 novembre 1799, une nouvelle constitution fut programmée. Le gouvernement  modifia la circonscription de cantons ; celui de Heers fut supprimé et Marlinne fut incorporé à celui de Looz.
En suite du concordat de Paris du 18 mars 1814 la Belgique fut séparée de la France. Par la Convention de Londres du 20 juin 1814 elle fut réunie avec la Hollande sous le nom de Pays-Bas dont les limites furent fixée par la Convention de Vienne le 9 juin 1815.
En vertu de cette convention le département de la Meuse-inférieure faisait partie de la Royaume  des Pays-bas sous le nom de “Province de Limbourg” qui fut divisé en trois arrondissements : Maastricht, Hasselt et Ruremonde. Marlinne faisait partie de celui de Maastricht.
En 1830 ont lieu la séparation des 9 provinces Belges de la Hollande et la Constitution du Royaume de Belgique.
Reportons encore un moment nos regards sur les siècles passés pour complèter nos observations locales. Après les maux, occasionnés par la guerre, nous ne connaissons pas de source plus féconde de dépenses par la commune que le procès. Marlinne devrait être pour les avocats de vieille date un client enviable et il serait intéressant de dresser une liste des prélocuteurs et facteurs auxquels la communauté eut recours contre le chapitre de Looz. Nous en reparlerons et citerons les pièces à l’appui aux articles concernant l’église.
Un point assez digne de remarque c’est instruction des gens à une époque ou l’enseignement publique n’était point organisé. Dans les comptes si minuitieusement dressés, dont nous avons pris connaissance, nulle part n’est fait mention de l’école, de l’instituteur ou de l’instruction. Faut-il en conclure que le villageois croupissait dans l’ignorance ? C’est la une conclusion contre laquelle protestent les comptes mêmes des dossiers publics. Tous sont signés par de nombreux députés et rarement on rencontre la croix des gens ne sachant écrire, ce qui permet de considerer la population comme intelligente et instruite. Ou cherchaient-ils cette instruction ?    Probablement chez le curé ou auprès l’un ou l’autre membre de leur famille. Mais c’est surtout au fonctionnement des institutions libres qu’il faut attribuer le mérite. De cette situation intellectuelle. En effet, la pratique des affaires, la participation active à l’administration de la chose publique, l’intervention constante de tous dans les libérations de la communauté devaient singulièrement contribuer à ouvrir les intélligences, à exercer le caractère et à élever le niveau intellectuelle. Les massants de Marlinne étaient maîtres de leur destinées. La tutelle administrative n’existant pas encore, aux seuls devaient se tirer de tous les ambarras. Chose remarquable pour ce temps, l’église était le principal de leurs préoccupations et en toute circonstance ils montrent un souci constant de la maison de Dieu C’est ainsi que la réparation de la tour, l’entretien des toits, le blanchissage des murailles les occupent chaque année. Aussi bien l’église est à la fois le centre de la paroisse et de la communauté. Au dessus des humbles maisons du village et des vergers qui les entourent, elle dresse son vieux clocher ou dorment les cloches, dont la sonnerie célèbre les naissances, les mariages, les deuils, les heures des offices, de l’Angelus et du Couvre-feu.
Si le bourgmestre ou syndic gère sous le controle souverain des assemblées, les intérêts matériels de la communauté, le curé avec la Cour des Tenants, s’occupe plus spécialement des intérets de la paroisse et de la gestion du patrimoine des pauvres.
Le cour des tenants remplissait avant la révolution le rôle de nos conseils de fabrique d’église. Elle administrait les biens de l’église , percevait les rentes, arrêtait les dépenses pour vins, hosties et ornements sacerdotaux. Elle payait chaque année un prédicateur pour la passion, mais elle n’intervenait point dans les frais qui avaient pour object les réparations de l’édifice, l’entretien des clotûres du cimetière ou de la maison pastorale.
Ces sortes de dépenses étaient votées, nous l’avons vu, par l’assemblée Communale.


DIFFERENTS PHASES POLITIQUES PAR LESQUELLES NOTRE PAYS A PASSE DEPUIS 1830.
De 1830 à 1840, libéreaux et catholiques maintiennent l’Union contractée à la veille de la révolution. Ce sont surtout des questions de politique extérieure qui préoccupent les esprits  et  occasionnent la chute  des cabinets composes, d’ailleurs, de membres de deux opinions.
En 1840 arrive au pouvoir le premier ministre vraiment libéral, mais ou déja se relèvent les deux nuances qui s’accentueront par la suite : la nuance modérée et pacifique représentée par Lebeau, la nuance avancée et bolliqueux représentée par Rogier. Cette dernière acquiert bientôt la préponderance, aussi le Sénat dénoncea à Léopold I la direction facheuse impresnée à la politique et voté par 23 voix contre 19, une adresse blâmant les l’attitude des ministres. Le cabinet démissionne aussitôt (mars 1842)
L’avouement du ministère unioniste Nothomb-Dechamps ramène le calme et telle est la confiance inspirée par ce ministère que la loi sur l’instruction primaire est votée à la chambre par 75 voix contre 3, au senat à l’unanimité.
Cependant sous l’impulsion des “avancés”, le parti libéral se réunit en congrès (juin 1846)  et adopte un programme  dont la réalisation doit amener le retrait de la loi  sur l’instruction primaire et assurer  la prépondérance électorales aux villes.
Les élections faites sous le coupe des armées revolutionnaires qui agitent toute l’Europe, amènent au pouvoir en 1747 le cabinet Rogier-Frère Orban, ou Rogier n ereprésente plus que l’élément modéré , ou Frère Orban représente alors l’élément avancé.
Ce cabinet inaugure “la politique nouvelle” en destituant trois gouverneurs et 11 commissaires d’arrondissements. Ils profitent aussi du trouble causé par la proclamation de la république en France pour unifier le cens électoral que la contitution et la loi de 1831 avaient gradué d’après l’importance des agglomérations. Cette modification double le chiffre des électeurs ruraux Revenu de la surprise que lui ont causé ces véritables coups d’état, le pays ne tardera  guère à manifester son mécontentement. L’opposition regagne 7 sièges en 1850 et 12 en 1852.. Le ministère perd d’ailleurs l’appui des libéreaux modérés, car ayant posé la question de conféance sur la réelection de Verhaegen, comme président de la chambre, il est battu par 54 voix contre 46.
Le cabinet libéral modéré de Brouckère – Faider annonce “une trève honorable”  pour tout le monde et heureux pour le pays qui le désire.
Les électeurs connurent cette sage déclaration ; ils envoient aux Chambres un nombre égal de catholiques et de libéreaux, mais ne renouvellent pas les mandats de Rogier et d’Hoffschmidt, deux anciens ministres (juin 1854) s’inspirants de ces manifestations les réprésentants votent à la grande majorité de 63 voix, l’adresse en réponse au discours de Trône.
Les avancés prennent leur revanche en 1855 et profitent d’une question accessoire (suppression du grade universitaire) pour mettre le ministère en échec. Résultat de ce vote: avènement du cabinet conservateur De decker- Nothomb qui en juin 1856 obtient une majorité compacte d’une vingtaine de voix. Ainsi au bout de 25 ans de vie politique, le libéralisme intransignant est mis en déroute en faveur des catholiques modérés et tout fait prévoir à ceux-ci une lonque vie gouvernementale lorsque, en répandants aux attaques virulantes dont les principes religieux sont l’objet de la part de la presse libérale, quelques écrivains catholiques, perdent à leur tour la mesure et attaquent malcontentement des libertés costitutionnelles. Les libéraux, exploitant habilement cette faute, et profitent de la loi sur la bienfaissance publique pour agiter devant le pays le spectacle de la mainmorte et de la domination de la clergé.

Les élections communales (octobre 1857)  se font au cri de “ à bas les couvents”  et leurs signification décide les ministres à remettre leurs portefeuille. Eclairésp ar les découverces de 1840 et 1848 Rogier et Frère Orban  essaient une politique de temporisation mais l’élement radical entré à la chambre avec Orts, Goblet et Depré, exige des gages. Quatre hauts fonctionnaires et un professeur de l’université de Gand (de Hauleville) sont révaqués au nom de la liberté de conscience et la baron de Vrière, ministre des affaires étrangères, qui à tardé à reconnaitre le nouveau royaume d’Italie,est obligé de quitter ses collèques.
L’intransigeance du cabinet se revèle même en dehors des questions politiques. Ainsi il s’obstine à faire constuire à Anvers la citadelle du nord, usage médiocre et aussi inutile au point de vue de la défense que préjudiciable au point de vue commercial. Cette “ sotise militaire” amène le triomphe des Meetinguistes (1863) . Voyant sa majorité réduite à six voix le ministre fait annuler les élections de Bruges, particulièrement favorables à l’opposition (1 catholique, 2 libéraux) Le college du chef-lieu de la Flandre occidentale répond à cet abus de pouvoir en portant ses souffrages sur les trois candidats catholiques.
Les libéraux nes e maintiennent au pouvoir  qu’en prononcant la dissolution des Chambres, de manière à porter les opérations électorales au mois d’août ( ce qui amène l’abstin tion d’un grand nombre de compagnards) et en votant la loi Orts qui attribue , injustement, des sièges à la gauche. Cependant leur majorité est de nouveau fondue en 1870. Une nouvelle dissolution amène à la Chambre 72 catholiques, 48 libéraux et 4 indépendants. Cette  élection prouve  que le pays n’est pas seulement hostile à la politique “libérale” mais qu’il désire voir se terminer les stérils luttes de parti. Toutefois le cabinet d’Anethon-Jacobs n’a pas la vie longue ; à la suite de la nomination au poste de gouverneur du Limbourg de monsieur De Decker, ex-administrateur des sociétés Langrand, le gouvernement est révoqué et fait place au cabinet catholique moderé de Theux-Malou, mais eux aussi sont obligés de lutter contre les instrangisants de leurs propre parti. Il parvient cependant à vivre jusqu’au 1878.

Les libéraux profitent des dissensions entre catholiques et receuillent aux élections une majorité parlementaire de 10 voix. Enivrés par ce succès imprévu il ne gardent plus aucune mesure et reprennent les traditions de 1848. Ils destituent les trois gouverneurs, rompes les relations dipomatiques avec le Saint-Siège et abragent la loi scolaire de 1842, malgré l’infaîne majorité qu’ils réunissent (7 voix à la chambre- 1 voix au sénat, celle de Mr Beyaval de Bruges, vieillard malade et décrepit, qu’on alla chercher en voiture et que l’on porta jusqu’à l’enclos réservé aux électeurs. Ils se croient d’ailleurs tellement d’accord avec les électeurs que Mr Picard écrit en mai 1884 “ un ministère catholique est inpossible, il ne durerait pas huit jours” (Carillon de grelots progressistes, page 132)
Les élections du 10 juin 1884 dissipent ces folles illusions. La députation radicale de Bruxelles succombe aux premier tour de scrutin, et deux réprésentants libéraux à peine (Lesot et Bonvier) sortaient indemnes de la mêlee. Le pays affirme du reste à nouveau son aversion pour la brutale politique  et son désir de voir la fin des luttes stériles de parti en envoyant à la chambre seize indépendants.
La politque sage et prudente des ministres catholiques est désormais consacrée par différents scrutins. Malgré les efforts des libéraux qui exploitent notament les les augmentations des crédits indispensable pour les fortifications de la meuse, la majorité conservatrice de la chambre passé de 34 à 58 voix (1886) et 72 voix (1898). A partir de 1899, les élections se font sans le régime de la Réprésentation proportionelle. Leurs résultats ne sont donc plus comparable à ceux qui précédaient. Mais ce “dynamomètre” électorale, ainsi que l’étoile belge  a prouvé que les ministres conservateurs possèdent toujours la confiance du “ corps électoral”

La conclusion de ce rapide exposé historique s’impose :

La parti liberal n’a jamais pu résister à la pensée de ses élements  extrêmes et il a , invariablement, troublé le pays. Minorité, il a encouragé ou provoqué l’amente, les attentats contre la réprésentation nationale; majorité il a gouverné à coups d’états en même temps qu’il a bafoné ou persucuté les catholiques. Pour lui la “liberté de conscience”  est devenu “la lberté d’attaquer les consciences.”
Par contre, la parti catholique s’est graduellement débarrassé de ces élements intransigeants.
Minorité, il n’a en recours qu’a la propagande aux moyen légaux, pour récupérer ses droits et défendre ses principes; majorité il a gouverné d’après la véritable méthode  constitutionnelle. Et si l’on peut lui imputeés quelques maladresses, il n’a jamais violenté la Réprésentation nationale.
L’alliance anti-catholique et à tendances révolutionnaires des radicaux et socialistes est actuellement un fait accompli.Le maintien de la paix sociale et des libertés constitutionneles exige désormais l’union de tous les élements de l’ordre. Le danger est surtout dans l’avènement d’un ministère ou seraient représentées les trois tendances  de l’opposition. C’est ce que le pays doit bien comprendre  et il en est sérieusement averti.
S’il lui plaît d’être administré par des Jacobins qui sacrifiriont toute à leur haine contre la religion de la grande majorité des Belges, qui provoqueront inévitablement une nouvelle guerre scolaire, qui travailleront inconsuemment ou déliborément à la avènement de la république collectiviste , qu’il vote pour les libéraux unis aux radicaux et aux socialistes.
Les traditions du Cabinet Frère-Orban-Van Humbeeck seront reprises par un cabinet Huysmans-Janson et celui-ci se transformera bien vite en un Cabinet Janson-Vandevelde.
Si, au contraire, le pays désire voir la fin du malaise qu’il subit depuis dix ans, s’il veut que la législature s’occupe de tous les intérêts en souffrance, s’il entend que les problèmes sociaux et militaires recoivont une solution pacifique, transsectionnelles, qu’il vote au premiers élections pour les candidats catholique conservateurs et que son vote soit omis de manière à ne pas laisser aucune doute, c’est-à-dire en portant ses souffrages sur les candidats ministrielles autour du Cabinet Smet De Trooz.
Ce fut le 25 mai 1902 que les élections législative auront lieu. Les catholiques euront  un brillant succès et triompheront à une très-forte majorité sur les anti-catholiques (c-a-d sur les socialistes, anarchistes et libéraux coalisés). Pour réussir ceux-ci avaient excité une terrible émeute, une sorte de révolution à Bruxelles, qui eut son coup dans plusieurs grandes villes du pays et particulièrement à Louvain  ou plusieurs morts furent la victime malheureuses des haineuses excitations des chefs de l’emeute. Le ministère catholique reste donc au pouvoir et même se renforce en nombre après 18 années de pouvoir. Il convient de rappeler en un tableau d’honneur les noms des hommes d’Etat, qui pendant cette lonque periode ont géré les affaires du pays. Voici dans quel ordre les ministres catholiques se sont succédé au pouvoir.
Finances : MM. Malou, Beernaert, Compte De Smet-Denayer, Liebaert, Cte de Snick.
Intérieur et instructions publique : MM. Jacobs, Thonissen, Devolder, Melot, Jules de Burlet, Schollaert, De Trooz. Justice : Woeste, Devolder, Lejeune, Begerun, Van den Heuvel.
Travail : Nijssens, Cooreman, Surmont de Volsberghe. Affaires étrangères : Prince de Chimay, H. de Mérode de Westerlo, de Burlet. Guerre : Pontus, Brassine, et Cousebaut
D’Altemade.


Marlinne Paroisse.
Préciser la date de l’érection de Marlinne et de la construction de sa première église nous échappe faute de documents. Pour tout ce qui concerne cette partie si intéressantes  de notre histoire locale, nous ne povons que recourir  aux ouvrages du savant chanoine Joseph DARIS, professeur d’histoire  au seminaire de Liège, qui a fait une étude spéciale de l’érection des paroisses dans nos localités flamandes du Limbourg. Voici ce qu’il a dit :
“Généralemen ton sait que c’est au quatrième siècle que la religion catholique fut préchées dans nos contrées par les saints Matterne, Euchère et Valère, plus tard par Saint Remacle, Saint Martin, évèque de Tongres, surnommé l’apotre de la Hesbaye et par Saint Trudo et ses compagnons”
“Toutefois il est permis de croire, quoique nous n’en ayons une certitude complète, que la paroisse de Marlinne date de la fin di 11ieme ou du commencement du 12e siecle, et que c’est alors que les habitants de Marlinne et les propriétaires de la dîme construiseront une église qui actuellement sert encore de grand nef  au batiment actuel. Cet église fut dédiée à St-Anne.
Acette époque la paroisse de Marlinne ne comprenait dans sa conscription outre les hameaux de Pepingen et d’Egoven, le village de Roclenge –Looz Vers la même époque on construisait une chapelle dans la section de Bovelingen-Pepingen et on la dédia à St-Martin.
Le village de Rukkelingen-Loon possedait aussi à cette époque déja une chapelle publique, entourée, comme celle de Pepingen, d’un cimétière. Le curé de Marlinne était le chapelain.
Ce fut le curé RENIER qui le desservit en 1218. Chose unique dans l’histoire du Limbourg, le curé de Marlinne était obligé, les dimanches et les jours de fête, de dire trois messes,  un dans sa paroisse et une dans chacune des deux chapelles. Pour remédier à ces inconvénients, l’archidiaire Ludorphe exigea en 1218 Rukkelingen en paroisse. Il attribua la nomination du curé de Rukkelingen aux paroissiens prce qu’ils avaient fourni la dotation et il accorda au curé de Marlinne le droit d’institution du premier pasteur parce qu’il avait complèté la datation  par la cession d’un bonnier  et demi de terre de sa cure. Voici la copie de cet acte de démembrement :
“……….

En ces temps existaient les dîmes. On nourissait ainsi une portion des fruits, de la terre et des troupeaux qui étaient jadis due à l’église ou aux seigneurs. On donnait le noms des décimateurs à ceux à qui la dîme était due. En vertue du décret du 4 août 1790 les dîmes et les redevances qui en tiennent lieu ont été abolies sauf à aviser aux moyen de subvenir d’une autre manière à la  dépense du culte Divin, à l’entretien  des ministres des autels, au réparations  et reconstructions des égliseset presbytères et au soulagements des pauvres.
Les trois-quarts des dîmes de la paroisse de Marlinne et du droit de patronage furent données au chapitre de Looz et l’autre quart à celui de notre Dame de Tongres.
En 1246, la collégiale de Tongres ceda à celle de Looz sa part dans le droit de patronage sur l’église de Marlinne. En échange , la collégiale de Tongres reçut le droit de patronage sur l’église de Zammelen. Voici le texte de cette cession :

“Decanum et capitulum Tongrensis Ecclesiae, universis prosentis itteras visuris salitur in Dominis.
Noverit universitas vestra quad cum nsssssssssos habemus in ecclesia de Machlinis quo nunc 
Vacat, quartum parteni in fure patronatus et ecclesia Lossensis très partes, nos …….

Datum anno Domine M CC XLVI mense Julio  (Pros. A fol LXII)

Le droit de patronage (jus patronalûs) était l’ensemble des droits qu’une personne physique ou morale acquérait par la fondation d’une église  ou d’un bénéfice ecclésistique. Le plus important de ces droits consistait à proposer à l’Evecque, l’ecclésiastique destiné à cette église ou à ce bénéfice. L’église toujours reconnaissante accordait ce droit à ceux qui avaient bâti une église, fondé un bénéfice ou qui avaient bien mérité d’elle. Le premier exemple de ce droit accordé à un fondateur d’une église et d’en nommé le curé se trouve au 5e siècle dans les Gaules.Les droits et obligations du patron sont renfermész dans ces vers de la gluce (?) du C 25,X, de jure patronum.

                  Patrons debetur honos, onus, utilitasque
                  Prosentat, prosit, defendat alatur egenus

Nous avons dit plus haut que la faculté de nommer le curé de Rukkelingen avait été donné aux paroissiens et l’investiture au curé de Marlinne. Nous ne savons s’ils ont fait usage de cette première faculté. Quoi qu’il en soit il est certain qu’ils  ne la conserverent pas longtemps, car l’évêque Jean d’Aps l’attribua au prieur de l’île de Notre Dame  ou des écoliers de Liège. Ce même évêque, pa rune acte de 01 mai 1236 transféra à l’abbé d’Averbode le droit de nommer le curé de Rukkelingen qui, dit-il, sera institué dans son office par le curé de Marlyns. Il confirma en autre l’érection de la paroisse de Rukkelingen et régla les droits respectifs du curé et de la fabrique aux oblations. Quoi que le droit de patronage êut été donné à l’abbé d’Averbode, le curé de Marlinne présenta cependant un candidat pour la cure de Ruckelingen en 1333.
Cette présentation occasionna un procès que l’archidiacre décida en faveur de l’abbeye. Nous ne connaisons pas le nom du curé de Marlinne de cet époque. Jean, dit de Marlinne, parce qu’il était né dans le village, chanoine dans la cathedrale St-Lambert et de la collégiale de St-Paul, ajouta par testament du 2 novembre 1330 aux fondations existantes trois anniversaires dans l’église de Marlinne, un pour lui, un pour son frère Gerard et un troisième pour sa mère Christine. Il y fonda en même temps un bénéfice simple en honneur de Notre Dame et dota la mense des pauvres d’un revenu de douze muids d’épautre dont un muid devait être distribué aux puvres de Ruckelingen. Il institua  comme administrateur perpétuel de ce legs, le titulaire de son bénéfice.
Au mois de janvier 1337 le chapitre de Looz acquit de celui de Tongres sa part dans les dîmes de Marlinne moyennant une rente annuel de vingt muids de seigle à lui payer.
Suivant le principe de St-Paul (corr. 9-14) qui a dit : “Ita et Dominus ordinavitus qui Evangelium annuntiant de evangelia vivere”  et ailleurs ou il est écrit “Dignus est emin operarius mercede suâ” , principe qui assure l’indépendance du prêtre et l’exercice fructueux de son ministère on avait dès le commencement de l’établissement de l’église attaché à toute  charge eccléastique des biens fonds dont les revenues assuraient aux prêtres revêtu de cette charge des moyens d’existances convenables. A l’origine l’administration des choses spirituelles était toute concentrée dans la fonction épiscopale et l’administration des revenus de l’église était également toute entière  entre les mains de l’Evêque. Lorsque , avec les cours des temps, les ressources de l’église se furent notablement augmentées et les églises multipliées dans les campagnes comme dans les villes, les revenus se localisuront d’avantages si bien qu’à partir du IX siècle chaque église rurale avait ses propres dîmes et ses bienfonds. Il n’y a pas de bénéfice sans charge ecclésiastique, la charge était l’essentiel. Le revenu n’est que la conséquence ou l’accessoire.
La révolution Française àa supprimé tous les bénéfices simples et dévolu au trésor public les dotations des fanctions ecclésiastiques.
En 1267 il se passa une transaction entre l’abbeye d’Averbode, dont les révérends pères desservaient les paroisses de Basheers et de Ruckelingen, et le curé de Marlinne, qui à cette époque était le révérand Lambert. Nous citons cette pièce qui n’a rien de remarquable que son ancienneté. Il en resulte que malgré son voeu de pauvreté, un certain Gerard, religieux d’Averbode  et curé de Ruckelingen avait légué à Lambert, quelques livres et des moutons. Cette donation donna lieu à des contestations. En outre des terres situées sous Ruckelingen ayant été nouvellement mises en adjudication et en culture, il s’agissait de savoir si les dîmes de ces terres, decimo-novales, appartenaient au curé de Marlinne ou à celui de Ruckelingen. Ces contestations furent terminées par une transaction conclue le 01 décembre 1267. L’abbeye paya au curé de Marlinne la somme de 40 sous liégeois et celui-ci renonca à ses prétentions. Voici cette pièce :
……………………………….

En 1359 les paroissiens de Marlinne se trouvèrent en comflit avec le chapitre de Looz. Comme leur église menacait ruïne ils invitèrent le chapitre à le réparer puisqu’il percevait les dîmes de la paroisse. Celui-ci s’y refusa et l’affaire fut portée devant le Cours de l’archidiacre de la Hesbaye. Le 10 décembre 1359, celle-ci jugea que le chapitre de Looz en qualité de décimateur était tenu à la réparation de l’église ou que la fabrique n’avait pas de biens destinés à cet effet et qu’il n’existait pas de coutume contraire. Elle engagea en même temps les paroissiens à contribuer à la construction par des charrois. Voici ce jugement par l’archidiacre :
…………………..


Le chapitre interjetta aussitôt appèl aupres du Saint Siège. Les deux parties comprenant que la procédure sera lanque et très coûteuse et que le bien spirituelle de la paroisse de même que les propres intérêts en souffriraient , choisirent le Vicaire de l’archidiacre pour arbitre  et promirent de se soumettre à son arbitrage. Celui-ci prononca sa sentencel e 27er 1360. Elle porte que le chapitre restirera son appèl, qu’il fera les réparations nécessaires en sa qualité de décimateur et que les paroissiens y contribueront, par grâce, pour une somme de douze florins. Voici cette pièce :
“ Nos, Ludovicus de Monastorus, canonicus Leodiensis, arbiter seu amicabilis compositor receptus et assumptus inter venerabilis viros Dominos Decanum et Capitulum ecclesia Lossensis ex una parte et investitum etamburnos lumenaris et totius communitatis villa de Quedmechelen porte ex altera , dicimus, arbitramus et pronuntiamus pro bono pacis et concordio quad sententia per revendissimum in Christo Patrem, Dominum nostrum………………….
………………….
 Datum Leodii anno Domini M CCC LX mensis Februarii die XXVII.

Incorporation de l’église à la mense capitulaire de Looz en 1483.
Jusqu’ici le chapitre de Looz n’avait eu que le simple droit de patronage sur l’église de Marlinne, mais en 1483, il s’adressa au Saint Siège pour lui demander de l’incorporer dans sa mense capitulaire. Par mense capitulaire  ( mensa capitularis) voici ce que l’on entendait :
Tant que dura la vie commune, aux premiers temps de l’église, dans les chapitres des cathédrales , on prit l’entretien de l’Evêque et des chanoines  sur les revenus communs de église cathédrale, mais la vie commune des chanoines ayant été abolies dans le Xe siècle, et les chanoines s’étant logés séparément, ayant renoncé plus tard à la table commune pour tenir chacun leur maison, on procéda à un partage des revenus antérieurement destinés, à la table commune et l’évêque reçut sa part (mensa episcopalis), la chapitre la sienne (mensa capitularis). La part destinée aux chanoines de la cathédrale fut à son tour divisée d’après le nombre de chanoines, en ayant égard à la hiérarchie des dignetés, des personats et des simples canonicats, en autant de portions de qualités diverses (probenda).
Le prévot ou prieur était habituellement chargé de l’administration  des biens du chapitre, la mense episcopale était régie pa run fonctionnaire particulier , par un économe épiscopal , nommé par l’évêque. L’Aliénation des biens du chapitre n’avaient valable qu’avec le consentement, non seulement de l’évêque , mais de tous les chanoines.
Quant au chapitre de Looz, c’étais le prieur qui administrait les biens leur appartenant. Mais s’agissait-il d’une incorporation d’un village ou d’une paroisse à leur mense capitulaire, ils devaient adresser une requête signée par les principaux fonctionnaires au Souverain Pontif.
Cet ainsi que le Pape Sixte IV effectua l’incorporation de Marlinne à la mense capitulaire de Looz le 14 novembre 1483. Depuis cette période le chapitre de Looz fut le curé de Marlinne et percut les revenus de la cure, mais il devait nommer un vicaire perpétuel qui desservit le paroisse et lui fournir une portion congrue. Ceci se passa sous le curé Mathias Vandermaelen, écolatre de la collégiale de Looz. Il avait obtenu la cure de Marlinne le 18 avril 1876 et consenti à ce qu’elle fut incorporée sous les conditions que le chapitre lui payerait une rente viagère de 40 florins du Rhin. C fut le nommé Martin Boesmans qui devint le premier vicaire perpétuel.
L’Archidiacre de la Hesbaye enrégistra l’incorporation le 27 novembre 1487 et obligea le chapitre à lui payer annuellement deux sous, solidi grossi,   C’était un droit de chanchellerie que les curés payaient pour les autorisations de s’absenter de leur cure (loco absentia et placeti).
En 1493 , la cure de Ruckelingen et de Basheers furent incorporées à l’abbeye d’Averboden par un acte du Saint Siège.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  
Depuis cette époque l’abbaÿ a en perçut les revenus sauf en fornisant un traitement compétent aus desservants des deux églises. L’abbé d’Averbode représenta en 1493 à l’évêque Jean de Hornes que les revenus des deux cures, surtous depuis la guerre civile avait d’solé le pays, étaient insuffisants pour la subsistance des deux curés . En conséquence il le pria d’unir les deux paroisses de manière que chacune conservant ses droits et ses biens séparés, elles pussent être desservies pa run seul curé.. l’Evêque accéda à cette demande le 8 juin 1498.
Depuis cette époque il n’y eut plus pour les deux paroisses qu’un seul curé administrant les saints sacréments et célébrant les offices dans deux églises. La pluspart de ces curés ont résidé à Basheer sou ils avaient construit un beau et grand presbytère , lequel existe encore aujourd’hui, portant au dessus de sa porte principal, les armoiries de l’ordre d’Averbodien.
Quelques un de ces curés, surtout dans les dernières temps, ont eu un vicaire desservant l’église de Ruckelingen. Ce vicaire était chargé de venir dire la première messe à Marlinne avant d’aller chanté la grand messe à Ruckelingen .

Eglise incendiée en 1642.
Au primtemps de l’année 1642, l’église de Marlinne fut presque entierement détruit pa run incendie. Le chapitre de Looz aurait du la faire reconstuire ainsi qu’il avait été obligé de la réparer en 1360, mais comme il attribuait l’incendie à la négligence des paroissiens, il fit avertir le curé Cleyskens que si l’église n’était pas reconstruit par les auteurs de l’incendie il agirait contre eux par les voies judiciaires. Il parait que le curé et les paroissiens intimidés par ces ménaces, rebatirent l’église aussi bien que possible à frais communs. Le chapitre n’intervient que pour une faible part dans ces dépenses.

En 1712 la reconstruction de la tour qui ménacait ruïne, donna lieu à un long procès sur le fait à savoir à qui appartenait la tour.

A qui appartient la tour de notre église ?
Est-ce qu’elle est la propriété de la commune de Marlinne ou bien appartient-elle à la fabrique d’église ? Il faut pour la solution de cette question se demander à qui appartenait avant la révolution Française et voir ensuite quelle influence les lois de la République Française et de l’empire français ont exercé sur cette situation.
Réponse : Ce n’est pas dans les ordonnances et dans les arrêtés du parlement français qu’on doit cherher la réponse à cette question mais dans les statuts et règlements des Pays-Bas Autrichiens et du pays de Liège. En consultant les écrits des anciens jurisconsultes de ces pays on remarque immédiatement qu’il n’y avait rien de réglement fixé à cet égard, si c’était la commune ou bien l’église qui fut propriétaire.
Il est vraie qu’on trouve dans beaucoup d’ancien comptes de commune, que c’était la commune qui était chargée de l’entretien de la tour, mais cela ne prouve pas qu’elle en fût propriétaire. En effet le maître qui recevait la dîme était ordinnairement chargée de l’entretien de la nef de l’église et cependant il n’a jamais été contesté que la nef appartenait pas au Maître ou Seigneur., mais à la Fabrique d’église, preuve évidente qu’il n’y avait aucune relation entre le droit de propriété et la charge d’entretien. Les communes avaient un double système de pourvoir à ces frais ; dans les unes  la caisse communale payait directement , dans les autres c’était par le moyen d’un impôt spécial  sur les habitants.
Dans certaines localités cependant la propriété de la tour appartenait incontestablement à la commune parce que la commune l’avait construite. Selon les jurisconsultes du pays de Liège c’était la règle générale, pour les tours, quoique attenant aux églises, faisaient un édifce à part et avaient une entrée spéciale, mais cette règle avait de nombreuses exceptions, aussi bien n’avait elle, suivant les mêmes jurisconsultes, d’autres valeur que celle de la présomption qui pouvait être détruite par tous moyens opposés.
En résumé, la propriété des tours avant la révolution Française n’était pas déterminé par un règlement légal universellement reconnu. Les circonstances locales devaient pour chaque cas isolé décider à qui en appartenait la propriété.L’obligation de l’entretien de la tour ne prouvait nullement  que l’on en était le propriétaire ; il n’était nullement défendu aux communnes d’être propriétaire des tours d’église, vu que du fait beaucoup de communes en étaient les propriétaires effectifs.
Vient la deuxième question : Quelle influence les lois de la république Française et de l’ Empire français ont ewercée sur cette situation ?
N vertu de la loi du 2 novembre 1789 et du 3 septembre 1791, l’état  s’était attribué la propriété de toutes les églises, le texte de ces lois peut seulement être appliqué aux biens d’églises et non pas aux biens appartenant aux communes. Par suite de l’art 75 du Décret du 18 Germinal, an x, toutes les vieilles églises ont été de nouveau remises à la dispositions des évèques. Quelque soit le sens de cette dernière décision, que la propriété des églises ait été donnée aux Fabriques d’églises ou bien qu’un droit de jouissance leur ait été uniquement accordé, il est certain qu’en tous cas la décision ne peut porter que sur les batiments passés à l’état en vertu des lois du 2/11/1789 et 3/9/1791. Puisque les tours qui étaient les propriétés des communes ne leurs ont pas été enlevées, elles n’ont pas été non plus remises aux fabriques d’églises par le décret de l’an X. Conclusion : elles appartiennent actuellement encore aux communes.

Pour ce qui concerne  la tour de l’église de Marlinne. C’est à la fin du 10 siècle, ou au commencement du 11 siècle que la première église fût construite par les habitants de Marlinne et les propriétaires de la dîme. La tour menaçait ruïne en 1712. Elle fût reconstruite par le Chapitre de Looz à la suite d’un procès. Le chapitre de Looz prétendait que la tour na faisait pas corps avec la nef de l’église  et que par conséquent sa réconstruction était à la charge des paroissiens. Les paroissiens au contraire soutenaient qu’elles faisait corps avec la nef et qu’elle devrait être reconstruite  par le chapitre. En 1712, le chapitre qui perdait à tous les degrés de la hierarchie judiciaire reconstruisit la tour à ses frais. C’est celle qui existe encore aujourd’hui.Au fur et à mesure que la population augmentait on se vit obligé d’ajouter à l’église deux nefs latérales. Le coeur aussi fût renouvelé en 1830 sous le curé Vandecan

NB – A Marlinne la révolution Française n’a occasionné aucun mal aux propriétés, la tour appartenant à la commune et les biens d’église demeurent indemnes parce que le curé était assermenté.
De tout temps c’était dans la pensée des habitants de Marlinne que la tour appartenait à la commune. Ainsi le comte François de Borchgrave d’Altena en était tellement persuadé qu’il a présenté 5.000 frs à Monsieur le Curé Wijnants pour la restauration de la tour. Celui-ci n’a ps accepté ce don parce que l’église et la tour devraient être restaurées et agrandies et que rien n’était décidé. Mr le curé avait demandé 10.000 frs pour commencer les traveaux. L’Horloge de la tour appartient à la commune qui paie les frais de restauration de remontage quotidien
 

CLOCHES.
Il y a dans notre tour trois cloches.
Une consacrée à Sainte-Anne, patronne de la paroisse porte l’inscription suivante :
         “Magister Joannes de Leodi me fecit, anno 1200 (1314).
          Anna vocor”

La seconde cloche porte : “Capitulum Lossense me fudit, anno 1791”
La troisième cloche consacrée à la sainte Vierge fut fondue en 1871.
 -Elle porte pour inscriptions les noms de Mr. Le doyen de Looz, Martin Haubrechts qui la bénit – ceux des nobles parrain et marrainne , comte François de Borchgrave ‘dAltena et vicomtesse Caroline de Spoelberch, son épouse – ceux des membres de la fabrique d’église à cette époque, savoir :  Gilles Stevens, président; Jean Vanoost , trésorier; Lambert Haubrechts Secrétaire; Henri Drisque et Lambert Aerts ,membres; - le revérant Plevoets, curé de la paroisse. Cette nouvelle cloche, très réussi,  fut fondue à Louvain chez les frères Van Aerschot. Son poids est de 959 kilos. Elle a coûté 4.150 frs sans les accessoires.

FONTAINE Sainte-ANNE.
 De temps immémorial a existé à Marlinne une fontaine portant le nom de fontaine de Sainte-Anne. Elle se trouve dans une prairie appartenant à la fabrique d’église et portant le nom de Born ou Bronhof; à une distance d’environ 400 mètres de l’église, du côté nord, le long de la chaussée vers Heers. Elle n’était  primitivement qu’une source d’eau vive ou le peuple et les nombreux pélégrins qui venaient honorer Sainte-Anne, puisaient l’eau que bénissait le prêtre et s’en servaient pour obtenir par l’intercession de la sainte, la guérison des maux dyeux particulièrement. Le jpour de St-Anne (26 juillet) et durant toute l’octave qui se célébrait très sollenellement, il y avait à Marlinne un très grand concours d’étrangers que leur dévotion pour St-Anne y attirait. La fontaine reçut alors de si nombreux visiteurs que les paroissiens crurent d’avoir l’entourer  d’arbres et d’une haie pour le séparer du reste de la prairie. Plus tard la fontaine fut bénie. En 1841 le Comte Guillaume-Georges-François de Borchgrave d’Altena y fit creuser et maçonner un puits de 4 mètres de profondeur et élever au dessus un monument en pierre de tailler avec cette inscription : “Beato anno virginis Deiparo Genetrici, hojus parochio Titulari elevatum -1841”.
De nos jours il n’existe plus rien de ce pélerinage ni de cette dévotion à la fontaine.

NB.In 1917 werd de fontein hersteld en opnieuw gewijd. In 1926 werd het monument 0,75 meter hoger gezet en in 1948 nog 1,30 meter hoger.

PRESBYTERE.

L’ancien presbytère construit en torchis avec un pignon en briques se trouvait à côté de l’église sur l’emplacement actuel du cimetière vers le village. En 1859 il menacait de tomber en ruïne. On résolut de construire un nouveau presbytère en face  de l’église et c’était le curé Plevoets qui mena  cette oeuvre à bonne fin. Avec les fonds de la fabrique et aidé avec les subsides de la commune, de la province et de l’état il construisit sur une pièce de terre d’environs 30 ares une splendide  maison à la quelle il ajouta  des dépendances et un corps de ferme. La maison est située au milieu d’un beau jardin toute environné de murs (daarna bijgevoegd in een ander geschrift : propriété de la fabrique d’église).

CHAPELLE de Notre-Dame-de-Lourdes.

En 1871 fut élevée dans la paroisse, sur un petit coin de terre communal près du Molenbeek en face de la route vers Oleye, une petite chapelle en orato en l’honneur de notre Dame-de-Lourdes.
 Cette chapelle en style gothique mesure cinq mètres de long sur trois mètres de large. Elle contient un reposoir sans pierre d’autel. Une belle statue de Notre-Dame de Lourdes est plaçée sur le reposoir et et en fait le principal ornement.. Sur un piëdestal fixé au mur se trouve la statuette de Bernadette. Les fidèles entretiennent cette chapelle et la foule y vient particulièrement les oir s’y reposer de ss traveaux en priant le chapelet.

GILDES.

Les gildes , originaires de la Scandinavië, étaient des sociétés payennes dont le but était de jeter les bases d’instructions civiles et politiques; Dès avant l’aire chrétiennes ils étaient répandus en Germanie. Dans leurs réunions ils ne laissèront jamais d’invoquer leurs Dieux, Thor et Odin, auxquels ils demandaient aide et protection.
Les premiers apôtres qui évangélisèrent nos contrées réusisrent petit à petit, en répandant l’esprit chrétien, à transformés ces sociétés en gildes nationale catholique, invoquant dans leurs assemblées Dieu, la Ste-Vierge et les Saints. C’est l’origine de nos confrèreries et aussi de ces simples sociétés civiles ayant un Saint pour patron qu’ils honoraient le jour de sa fête d’une manière spéciale : Société d’arbalétriers sous le nom de St-Sébastien, de St-Joseph etc…Il existe encore de nos jours deux sociétés pareilles, celle de St-Sébastien et celle de St-Joseph, dans notre paroisse. Ils ont leurs statuts propres, ils ont un lieu de réunion spéciale et accompagnet en corps les processions. Nous donnons plus loin la constitution d’une de ces gildesn , actuellement n’existant plus que de nom. Cependant depuis l’apparition du socialisme, les gildes revivent et sont nécessaires.
Dans son encyclique Rerum Novarum, le Souverain Pontife Léon XIII, voulant améliorer le sort  de la classe ouvrière, sous le rapport temporel et spirituelle engage les catholiques à à créer des gildes, soient composés des ouvrièrs seuls, soit mixtes (patrons et ouvrièrs).

VISITES PAROISIALES .
01 septembre 1624 (voit texte en latin page 37)
02 octobre 1701 (page 37 en bas)
08 juillet 1839 (page 38)
20 mai 1878 (page 38)

RELIQUAIRE PRECIEUX.
Marie-Thérèse-Ferdinante de Borchgrave, fille du Comte Jean-Baptiste de Borchgrave et de dame Anne-Barbe-Antoinette, baronne de Polart, devint chanoinesse dans l’ancien Stift de Munsterbilzen. Lors de la suppression de son chapitre en 1797, elle sauva de la confiscation des français, un précieux reliquaire qu’elle donna à l’église de Marlinne. Le reliquaire fait de bois de pallissandre appliqué et ornementé de figures et de sujets en cuivre battu et en  argent ciselé a la forme d’une tombe et mesure 40 centimètres de largeur à la base et a 65 de hauteur, la croix y comprise qui la surmonte. Des sujets payens en cuivre semblent fuir de la tombe    ou sont renfermés les réliques.
Les armes gravées sur le reliquaire sont celles d’Isabelle-Henriette, comtesse d’Aspremont Linden de Reckheim, élue abdisse de Munsterbilzen le 6 avril 1641 ( décédée en 1684). Elle était la fille de Ernest, comte souverein de Reckheim, et de dame Antoinette de Gouffier.
Ces armes sont : au premier écartelé, aux 1) et 4) de gueules à la croix d’or qui est de Lynden; aux 2° et 3° d’or au line de gueules armé et lampassé de même qui est de Reckheim; sur le tout un petit écusson d’azur à l’aigle déployée d’argent, qui est d’Este.
Au deuxième écartelé, aux 1) et 4) d’or à trois jumelles de sable qui ont se gouffier; au 2) et 3) d’or à la croix de gueules étaleé de 16 blions(?) d’azur 1411 qui est de Monthiomerency.

Voici les reliques qui sont déposées dans le reliquaire et dont nous n’avons malheureusement pas les témoignages d’authenticité.
Dans la console se trouvent deux reliques assez précieuses, à savoir :
   -à gauche, ex-ossibus St-Valerio
   - à droite, ex-ossibus St-Egidie
Dans le corps de tombe se trouvent deux grands  ossements que l’on croit être du bras , mais il n’y a pas de désignation de nom ( Later bijgevoegd met een ander geschrift : St-Marie d’Oignies ?).
Aux côtés ressortent deux ornement  renfermant les reliques suivantes :
-à gauche, ex-ossibus St-Martini (ép) et St-Domenici (conf).
-À droite, ex-osibus St-Joannis-Baptista et St-Francisci (conf)
Le piëdestal dans la petite niche du milieu ou se trouve placée la statue de la St-Vierge contient une petite relique ex-ossibus St Joannis-Baptista.

NB : Inscription trouvée sur le reliquaire.
         Madame Isabelle-Henriette, comtesse d’Aspremont-Reckheim, donne le crucifix à l’eglise. La relige est mis  la premiere fois la veille de la sompsion de notre Dame, fêté en Anverse , l’an 1685. Le gros os est de St-Marie d’Oignies; (textuel).



POPULATION.
En 1624 il y avait 275 âmes.
En 1701 : 325
En 1806 : 509
En 1828 : 615
En 1850 : 695
En 1886 : 730
En 1890 : 812
En 1901 : 868
En 1906 : 950
En 147 : 1121
Blz 26

Overgenomen uit het parochieregister van EH Wijnants, pastoor

Jos Schoefs februari 2019

                                                                   

 

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